Recruter et parrainer un Néandertalien

Nous aimons bien considérer le fait que nous, les Hommes, sommes une espèce hautement développée. Nous domptons la nature, nous construisons des gratte-ciels, nous discutons et voyageons par-delà les mers, nous sommes même allés sur la Lune !

recruter

Que nous dévastions notre biotope n’est qu’une erreur de jeunesse. La sagesse naturelle de Sapiens sapiens le destine évidemment à devenir un jour roi de sa planète, voire de quelques autres qu’il aura conquises.

Croyons-nous.

Las ! À force de regarder devant, nous oublions trop souvent que nous venons de très, très loin en arrière, et qu’une microscopique partie de nous-mêmes, présente dès l’origine, est encore là aujourd’hui, quasiment inchangée et terriblement active : notre ADN.

Nous savons aujourd’hui que les gènes gouvernent l’ensemble de nos cellules, de nos organes, mais aussi notre comportement, par l’intermédiaire de notre cerveau. De là à dire qu’ils influencent notre façon de penser, le pas est vite franchi !

Nous avons effectivement en nous des mécanismes réactionnels extrêmement anciens, et d’autant plus incrustés qu’ils prouvent leur efficacité depuis des millions d’années sans avoir varié d’un pouce.

Selon ce principe, la base inébranlable de notre système d’interaction avec notre environnement est simple à décrire et facile à comprendre.

Avant quoi que ce soit, avant même d’obéir aux impératifs de l’alimentation ou de la reproduction, l’Homme :

1/ fuit la douleur

2/ recherche le plaisir.

Et il faudra bien en tenir compte lors de nos entretiens avec nos prospects.

Le fait de connaître ce fonctionnement primitif et têtu nous donne une longueur d’avance : nous pouvons adapter notre message de façon à contourner les déclencheurs d’alerte et atteindre notre cible sans avoir provoqué le réflexe par défaut de fuite panique.

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Pour cela, la stratégie pour recruter est simple :

À moins d’être un « top dog » du MLM ou d’avoir un charisme irrésistible, ne demandez pas à votre prospect de venir vous rejoindre. Vous l’inciteriez à quitter son territoire pour pénétrer une zone inconnue où il sera totalement dépendant de vous et de votre savoir-faire, critères qu’il ne maîtrise pas. Malaise.

Chœur des gènes : « Attention, danger potentiel pour l’individu, donc pour l’espèce – retraite immédiate ! »

C’est ainsi que, en réponse à notre offre magnifique, nous récoltons des « Je n’ai pas le temps, ma femme ne voudra pas, je n’ai pas assez d’argent, le petit dernier est malade, j’attends une promotion… » Autant de manœuvres de repli pour demeurer dans la zone de survie.

Au contraire, allez à sa rencontre, entrez dans son monde (vous l’avez fait parler, vous connaissez les grandes lignes de son environnement) et proposez-lui simplement une amélioration générale de sa vie, ou la résolution d’un problème spécifique, à ses conditions à lui : c’est lui qui va gérer son investissement en temps et en argent, vous serez là pour le conseiller, vous avez l’expérience, il ne risque absolument rien, etc.

Faites très attention au mot changement :

On ne change pas une vieille équipe bien rodée, même si elle perd tout le temps. On sait qu’elle va perdre, on s’est organisé en fonction de cela, c’est prévisible et rassurant.

« De toute façon c’est pareil ailleurs, mieux vaut tenir que courir, il faut savoir se contenter de peu et on reste ensemble pour les enfants. »

Si vous avez pu engager le dialogue avec votre prospect, c’est qu’à un certain moment il y a eu l’évocation d’un rêve, d’un désir, d’un éventuel projet

Appuyez-vous dessus sans perdre de vue que le changement en soi fait peur, puisqu’il implique l’inconnu. Parlez donc plutôt d’allègement des conditions de vie, d’étapes vers la réalisation du désir, de progression dans le savoir-faire.
Vous ne pouvez que promettre le plaisir, mais même là, ATTENTION à ne pas appuyer par mégarde sur le déclencheur de fuite. Ne faites pas miroiter à un smicard des millions d’euros de revenu récurrent, sous peine de voir au fond de ses yeux LA question qu’il ne fallait pas provoquer :

« Mais à qui est-ce que je suis en train de parler ? » Vente_multiniveau

Si vous évoquez les possibilités de revenu du MLM dans une conversation courante, ne dépassez pas le double du revenu auquel votre prospect est habitué. C’est déjà beaucoup pour lui. Quand, en expliquant le plan de compensation, vous en arrivez à décrire les hauts niveaux de revenu, insistez bien sur le fait que c’est un résultat qui demande à être construit en profondeur et dans le temps. Il faut toujours que pour votre prospect votre présentation reste plausible, qu’elle aille de soi à partir de ses références à lui.

Et que votre prospect s’inscrive ou demande encore du temps pour réfléchir, que vous soyez en face de lui ou par écran interposé, donnez-lui quelque chose. Une petite plaquette de votre cru, quelques documents d’introduction, des dépliants sur votre société, des échantillons… Cela créera un lien positif entre vous, la société et lui, et amorcera cette fameuse recherche de plaisir qui seule peut apprivoiser la Bête en chacun de nous : la peur de l’inconnu et de la souffrance.

Et n’oubliez jamais que le plus timide des prospects peut cacher en lui un de vos futurs leaders ! Occupez-vous de chacun en vous souvenant bien qu’il est unique. Pour le bien de tous.